Quoi de plus normal que de commencer ce blog par le dernier film que j’ai pu voir au cinéma. Projet très particulier, avec une hybridation assumée, pas vraiment un film entièrement scénarisé (les 180 heures de rush sont là pour le prouver…), mais pas vraiment un documentaire non plus.
Où commence la fiction, où s’arrête le réel, c’est parfois très compliqué de le savoir. Mais si on accepte le postulat de départ et qu’on se laisse embarquer dans ce voyage à travers l’Europe, de la côte Atlantique jusqu’au détroit du Bosphore, alors l’émotion face à cet hommage au fils disparu de Mathias nous envahit totalement. Entre les séquences de rires (le airbnb à Vienne et ses règles traduites de travers par google trad) ou les larmes (les retrouvailles avec Marzi), l’émotion est bel et bien là, palpable et tellement naturelle.
Youri, le fils disparu et regretté, point de départ de ce road movie à vélo, est omniprésent malgré son absence. Les thèmes de la mort, du suicide, de l’oubli sont abordés avec pudeur et délicatesse.
Et puis un film avec un chien qui porte des lunettes à l’arrière d’un vélo, ça se recommande forcément. Bref, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à laisser une chance à ce petit film qui vous marquera à coup sûr si vous lui en laissez l’occasion.